Repenser la Protection Animale Cohérence et Responsabilité

Repenser la Protection Animale Cohérence et Responsabilité

Aujourd’hui, nous souhaitons aborder un sujet qui fait débat au sein de notre milieu, mais sur lequel notre position est sans équivoque : la protection animale ne doit pas être guidée par l’anthropomorphisme, mais par la raison.

La stérilisation : notre mission première

Une tendance actuelle consiste à laisser des femelles sauvées de la rue mener leur gestation à terme en refuge. Pour nous, c’est une erreur de mission. Notre rôle n’est pas de donner la vie, mais de protéger celle qui existe déjà. * Refuser l’anthropomorphisme : Prêter des sentiments humains de maternité à une chatte errante est une projection.

Réguler pour sauver : Tant que la santé de la mère n’est pas en jeu, la stérilisation (même sur une femelle gestante) reste l’acte de protection le plus concret. Faire naître des chatons alors que des milliers d’autres attendent une place, c’est alimenter le problème que nous combattons.

Priorité au territoire : l’urgence est ici

Nous voyons de plus en plus d’associations organiser des rapatriements massifs d’animaux venant de l’autre bout du monde (Ukraine, Mayotte, etc.). Si la détresse est réelle partout, notre devoir de gestionnaire et de protecteur est avant tout local.

Le Finistère n’est pas épargné : Chaque année, de nombreux animaux restent sur le carreau chez nous. Nos refuges sont saturés.

Le drame des « oubliés » : Pourquoi aller chercher des chatons « à l’autre bout du monde » quand, sur notre propre territoire, des chats de 8 ans (considérés comme vieux pour un refuge) ne trouvent plus de famille ?

Protection vs Commerce : ne pas se tromper de combat

L’importation d’animaux « attractifs » ressemble parfois plus à du commerce qu’à de la protection.

Notre vision est claire : Si l’on veut aider les autres pays, envoyons des dons, du matériel ou des équipes pour agir à la source. Faire traverser des frontières à des animaux alors que notre propre réseau local craque est un non-sens.

Conclusion : Vos dons doivent servir à agir là où le besoin est immédiat et là où nous pouvons garantir un suivi sérieux. Nous resterons fidèles à cette ligne de conduite : stériliser pour ne plus voir souffrir, et protéger nos animaux locaux en priorité.

Didier LE BOZEC | Directeur exécutif de l’association adopteunchat.org

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