Le 14 août dernier, notre association a été sollicitée pour intervenir sur une scène de négligence. Entre découverte tragique et prise en charge d’un survivant, voici le récit de notre action au cœur du Finistère.
Une découverte macabre en matinée
Dans la matinée du 14 août, la gendarmerie de Briec nous contacte dans le cadre d’une enquête ouverte pour délaissement d’animaux. L’intervention sur place dresse un constat terrible. Dans une cabane isolée en bordure de champ, les militaires font la macabre découverte du cadavre d’un premier mouton. À ses côtés, un second individu, un bélier, survit dans des conditions précaires. Privé d’eau et de nourriture, l’animal est en danger. Face à cette situation, les gendarmes ainsi que la mairie procèdent à notre réquisition officielle afin de récupérer et de mettre en sécurité ce survivant.
15h00 : Prise en charge et soins vétérinaires
Dès 15 heures, le bélier est pris en charge et conduit chez le vétérinaire pour un bilan de santé. C’est la clinique vétérinaire des Ajoncs, située à Pleyben, qui fait preuve d’une grande disponibilité et d’une immense gentillesse en acceptant de recevoir l’animal dans la journée. Un examen clinique complet est alors réalisé.
Lors de cette consultation, l’animal a été officiellement bouclé. Il est crucial de rappeler que l’identification par boucle auriculaire est une obligation stricte, encadrée par la loi. Cette règle ne s’applique pas uniquement aux éleveurs professionnels, mais concerne tout aussi rigoureusement les particuliers détenant des moutons ou des chèvres. Cette identification garantit la traçabilité des individus et permet un suivi sanitaire indispensable pour le territoire.
Quarantaine et obligations sanitaires
À l’issue de cet examen et des prises de sang nécessaires à sa mise en règle, le bélier a été conduit en toute sécurité au sein de notre pension partenaire. Il y est actuellement placé en quarantaine, dans l’attente de ses résultats d’analyses sanguines et des examens requis. Cette période d’isolement s’accompagne d’une déclaration obligatoire auprès des services vétérinaires de l’État.
Les analyses en cours ciblent des pathologies majeures, notamment la FCO et la brucellose. La Fièvre Catarrhale Ovine (FCO), également appelée maladie de la langue bleue, est une affection virale transmise par des moucherons, provoquant des fièvres, des boiteries et de graves souffrances chez les ruminants. La brucellose, quant à elle, est une maladie bactérienne très contagieuse qui entraîne de lourdes complications et présente un risque de transmission à l’être humain. En raison de l’impact de ces affections, les services vétérinaires imposent des règles sanitaires obligatoires très strictes. Celles-ci incluent le dépistage systématique, la restriction de circulation des animaux non testés ou suspects, et la déclaration immédiate aux autorités sanitaires.
Un partenariat avec les forces de l’ordre
Nous tenons à exprimer nos plus sincères remerciements aux services de la gendarmerie et à la mairie de Briec pour avoir fait appel à nous. La collaboration avec les autorités permet de protéger efficacement les animaux.
Ce type d’intervention illustre notre engagement militant et quotidien sur le terrain. Nous réalisons de très nombreux sauvetages en étroite collaboration avec la gendarmerie du Finistère. Ce partenariat solide s’est d’ailleurs récemment illustré lors de la saisie de 24 hamsters à Guilers, une opération de sauvetage dont les journaux locaux se sont largement fait l’écho. Chaque intervention renforce notre détermination à lutter contre le délaissement et à protéger la vie de chaque animal.



